Mentorat pour entrepreneurs HUIT JUIN
Mon Huit Juin

Hommage aux mentors !

Mercredi soir dernier au Club de Golf le Montmorency, Marie-Andrée a été invitée à prendre la parole dans le cadre de la Soirée reconnaissance des mentors de SAGE Mentorat d’affaires. Lors de cette soirée, la communauté d’affaires a célébré et reconnu la générosité, le dévouement et la passion qui anime les mentors de la Capitale-Nationale. C’était donc un privilège pour nous de prendre part à l’événement.

Pourquoi ne pas partager avec vous ce qui s’est dit dans le huis clos de cette charmante soirée ? En plus, c’est l’occasion de vous présenter, par la bande, notre mentore, Martine Hudon.

Bonne lecture !

Témoignage de Marie-Andrée Mackrous, cofondatrice HUIT JUIN maison :

« J’ai toujours voulu être entrepreneure. En fait, je suis entrepreneure. Toute ma vie, j’ai entrepris des projets : du temps des scouts puis à l’université où j’étais la présidente du Club Marketing de l’UQAM. J’ai choisi de faire l’école hôtelière à l’ITHQ où je rêvais d’ouvrir des hôtels partout dans le monde.

Mais avant de partir avec ma valise autour du monde, je suis passée par l’université pour faire un bac en administration des affaires avec profil marketing. Avant la fin de mes études, j’ai été engagée dans une grande agence de publicité à Montréal. J’ai gagné un concours de pitch ! Que voulez-vous ? La vie d’agence m’a choisi : bye bye les hôtels.

J’ai été 10 ans au service-conseil : 5 ans à Montréal puis 5 ans à Québec.

Tous les jours, je côtoyais de grands clients institutionnels, de grands groupes, mais aussi, des start-ups et des entrepreneurs passionnés par leurs idées. J’ai rapidement été envieuse de leurs parcours et je me suis mise à réfléchir à ce que je pourrais bien faire, moi aussi. Comme cela, entre deux échéanciers et deux rencontres.

Puis j’ai eu un bébé, puis un deuxième. J’ai maintenant 2 filles : Béatrice, 4 ans et Sophie 5 ans ½. Les enfants, ça aide à remettre les priorités à la bonne place !

Mais pendant ma deuxième grossesse, notre maman est tombée malade. Ça aussi, ça change drôlement le focus de place. Elle est décédée de la leucémie à 57 ans. Ma plus jeune avait 6 mois. C’était en décembre 2013.

Je suis retournée au travail le mois de mai suivant. Un an plus tard, je quittais mon emploi pour me consacrer à ce que serait HUIT JUIN maison. C’était en mai 2015.

COMMENT L’AVENTURE DE HUIT JUIN maison A DÉBUTÉ

Je suis la seule de ma famille à habiter à Québec. C’est parce que j’ai rencontré l’homme de ma vie que j’habite dans cette ville géniale. Maman était partie. J’avais envie de construire une entreprise, une marque à moi. Mais j’avais aussi envie de rester unie à Montréal et ma famille.

Rapidement, j’ai parlé de mon désir d’entreprendre avec mes proches. Laurence, ma sœur était aussi à la croisée des chemins côté boulot. Nous avons rapidement décidé de nous associer. Mais pour faire quoi ? Nous ne le savions pas encore !

Nous nous sommes interrogées sur ce que nous aimions, en commun. Il y a beaucoup de choses, mais finalement, pas mal de choses simples : la décoration pour la maison, le design et l’art de recevoir.

Ce dernier point est distinctif de Laurence et moi. Nous avons été exposées et témoins de plusieurs exemples marquants : Chez notre grand-mère maternelle, Raymonde à Saint-Sauveur-des-Monts, c’était l’après-ski pour tous l’hiver et les parties de piscine l’été.

Puis, nous habitions au rez-de-chaussée d’un triplex à Montréal où l’un des 3 ½ était habité par notre grand-mère paternelle, Malvina. Malvina, acadienne de naissance, mais libanaise par alliance recevait souvent ! Dans son 3 ½ ! Comme nous étions juste en bas, nous étions soit invitées, soit complices pour tout préparer avec elle.

Bref, le sens de la fête et de l’accueil, nous avons cela dans le sang. Et mon Dieu que le linge de table disponible sur le marché n’est pas au goût du jour !

Alors : pourquoi ne pas faire du linge de table, design, et puis tiens, pourquoi pas réversible ?

Oui, mais pourquoi ? Nous avons le besoin viscéral de rassembler. De nous réunir, de nous unir les uns aux autres pour partager les bons moments, célébrer et aussi pour nous serrer les coudes lorsque ça va moins bien. Avec HUIT JUIN, nous voulons offrir le plus beau canevas pour écrire les meilleurs souvenirs à table.

Et on appellerait cela comment ?

HUIT JUIN : la date de naissance de notre mère, notre trait d’union, entre Laurence et moi. Son histoire a été notre moteur : profiter de la vie, ne pas attendre la retraite pour réaliser nos rêves, parce qu’on ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Je vis tous les jours comme si demain on m’annonce une mauvaise nouvelle.

ET LE MENTORAT DANS TOUT CELA?

Lorsque nous étions en phase de recherche exploratoire d’information, le mentorat revenait souvent comme gage de succès. La statistique où 70 % des entreprises mentorées passent le cap des 5 ans m’impressionnait. Je voulais ça moi aussi pour mon entreprise. Mettre toutes les chances de notre côté pour réussir.

Longue histoire courte, j’ai été acceptée pour être mentorée alors que j’étais en phase de démarrage. Nous avons commencé le mentorat alors que je venais de passer la commande de notre première production en Inde.

Je suis mentorée par Madame Martine Hudon.

Je compare le démarrage d’entreprise à la maternité.

On a le désir d’avoir un bébé. On trouve un partenaire de confiance. On tombe enceinte.

Côté business : On a le désir d’entreprendre, on trouve une associée de confiance, puis on se lance.

Tout va bien comme dans le meilleur des mondes. On se flatte la bedaine et on attend.

Dans notre cas, nous avions plusieurs mois à attendre avant que notre première production arrive.

Pendant ce temps-là, on prend des conseils, entre autres, de notre mentore. Nous avons alors appris à nous connaître.

Lorsque la marchandise est arrivée, nous avons eu, disons, quelques surprises !

Dans cette période (plus difficile que nous l’imaginions) de lancement alors que j’avais les genoux écorchés, Martine est la seule avec qui je me suis autorisée à montrer mon découragement, pour vrai. J’étais frustrée, j’avais honte et je voulais tout fermer ça. Après un mois… nous qui avions travaillé si fort.

En tant qu’entrepreneurs, nous ne voulons pas recevoir d’ordres de personne. Mais de savoir qu’on a un garde-fou quand ça va trop vite pour nous éviter de prendre le champ, c’est très précieux. Et ce garde-fou-là est aussi précieux pour nous aider à garder le focus.

Martine nous apporte la sagesse. Elle a un point de vue extérieur, sans parti pris et le fait qu’elle me connaît très bien, elle sait jusqu’où elle peut me pousser. Maintenant, les gens me demandent comment va la business, combien de points de vente, dans quelle publication sommes-nous ? Mais Martine me demande, franchement : “Toi, comment vas-tu ?” Et c’est ça, toute la différence et c’est l’avantage du mentorat.

AUTRES EXEMPLES DE MENTORAT 

Je me définis comme une opportuniste optimiste. Je suis toujours à l’affût de ce qui se passe et j’ai confiance que les opportunités rencontrées vont m’apporter plus de bien que de mal.

C’est donc avec cette attitude d’ouverture que j’ai répondu présente pour participer au mentorat de groupe, projet pilote du réseau M. Nous venons de terminer 8 rencontres thématiques réparties sur un an. La clientèle visée est l’entrepreneur en démarrage.

J’ai adoré mon expérience. Très différente que l’expérience de mentorat individuelle, le mentorat de groupe nous propulse par les pairs. Les échanges entre nous, le désir que les autres membres du groupe réussissent est très énergisant.

En rétrospective, nous avons tous réalisé des pas de géants en un an.

Et comme je suis une opportuniste optimiste, et que je remplissais tous les critères de sélection, je me suis inscrite pour la 5e Mission France. J’ai été sélectionnée pour partir avec 9 autres entrepreneurs à Paris en mars dernier.

De premiers abords, c’était un peu ambitieux et préliminaire pour nous d’aller à Paris en phase de démarrage. Mais encore, en rétrospective, j’en suis sortie vraiment gagnante.

Aujourd’hui, je peux affirmer que je connais très bien une dizaine d’entrepreneurs partout au Québec. Que l’énergie du groupe m’a donné le cran de revenir au Québec avec le désir de bien consolider mon marché, m’ouvrir sur le reste du Canada et à m’enligner pour retourner en Europe dans quelques années.

En conclusion, merci à vous tous, les mentores d’investir votre temps, votre savoir et vos précieux conseils chez les jeunes pousses d’ici.

Merci au Réseau M et bonne continuation.

Bonne soirée ! »

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